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La Fée des Contes

« Le royaume des fées et des génies doit exister sans doute quelque chère et lointaine planète, ou bien les rêves migrateurs de notre enfance en auraient menti. Nous ne saurions l’admettre : c’est si triste, un rêve qui ment ! »

S. de Guaita, Essais de Sciences Maudites



Le conte dévoile des secrets. Les enfants le devinent, les adultes l’oublient. À mi-chemin entre mot-image-signe, les contes voilent tout, pour tout dire.


La chasse au trésor jamais ne s’épuise dans la forêt des contes. Merveilleux et frayeur, bizarrerie et curiosité, amusement et coquinerie. Fantaisie. Étrangeté. Espièglerie. Trois manières de les reconnaître, les saisir, les garder. Dans le royaume des rêves ou dans le prosaïsme du quotidien.


Les contes savent notre fascination. Ils viennent nous taquiner dans notre ennui, au bord des choix à accomplir, au milieu de petites et grandes tragédies de nos vies. Ils formulent ce que nous taisons. Ils font rejaillir les gemmes de nos origines. Les contes vivent et nous survivent. Leur grande mission, nous relier aux symboles, au passé, au possible. Aux esprits ?


Mais qu’est-ce, un conte ?


Depuis son temps féérique, tissé d’anachronismes fabuleux échappant à Chronos, le conte est survivance de rêves archétypaux ou bien rémanence d’anciennes spiritualités. Dans l’antre de ses formules, le conte est oracle, révélation, divination, incantation. Langage dans sa puissance extrême. Ruine de rituels orphiques, bachiques. Archéologie littéraire, préhistoire du roman, héritage d’histoires et perpétuelle invention. Enchantement et séduction, pure illusion et fantasmagorie ! Chapelet de superstitions. Pari poétique ultime ! Idéal du mot. Écho ?


Qu’importe ! Laissons agir la Fée. Partons dans son délire magnifique, là-haut, perchés. Je vous y retrouverai.

Raluca Belandry


(Ainsi commence, le fabuleux Daïmon 8 Fantaisies. Etrangetés. Espiègleries. Soyez les bienvenus dans ce royaume sans âge, mais plein d'histoires !)



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